J'avais publié dans "myspace" ce billet d'humeur

samedi, 12 janvier, 2008

300 Euros pour tous tout de suite
Humeur actuelle : productif
Catégorie : Informations et politique



Dès aujourd'hui, exigez 300 euros obligatoires pour tous, même et surtout au niveau Européen ! Sans oublier les inactifs (retraités, chômeurs, handicapés, Rmistes...)

Le grand capital nous a subtilisé en 30 ans, 30 % des richesses créées par nos entreprises, se constituant des fortunes qu'ils n'ont pas méritées et doublant ainsi le pourcentage de prélèvement

En effet, depuis 30 ans, ils ont remis en cause la pénibilité de certains métiers, sans jamais en avoir fait l'expérience et sans jamais avoir connu la nécessité d'accomplir ses tâches difficiles pour simplement nourrir sa famille. Remettons en cause leur légitimité!!!

Ils veulent nous prouver, que leur démarche est bénéfique pour tous, car on fait marcher moins de muscles pour les remplacer par des machines !!! Mais à qui la mécanisation profite-t-elle ? Elle accroît le rendement, c'est tout, rien d'autre, car un homme à une certaine force et une certaine résistance, il ne peut donner plus que ce qu'il a… Ce n'est donc pas pour le bien-être des travailleurs que la mécanisation et l'automatisation se sont installées dans nos entreprises, c'est au service du profit toujours accru.

Il est temps de nous révolter contre ces pratiques inhumaines. C'est parce nous nous laissons faire que les choses n'avance pas ou avancent mal :

François Mitterrand avait dit lors de sa première élection en 1981 que la machine devait permettre à l'homme de se libérer…le grand Capital s'est arrangé pour remplacer l'homme par la machine autant que faire se peut. Laissant ainsi sur le côté des millions de désespérés

Lionel Jospin, premier ministre, avait voulu les 35 heures pour créer des emplois… Combien d'entre nous ont accepté de faire le même travail en moins de temps ? Si les 35 heures avaient été appliquées dans ce sens, nous n'en serions pas à travailler plus pour maintenir notre pouvoir de survie (j' ai volontairement laissé de côté l'expression pouvoir d'achat et le slogan travailler plus pour gagner plus).

Alors, comment exiger ces 300 euros ??? Rien de plus simple, les patrons se plaignent du poids des charges sur le coût de fonctionnement. Soyons donc d'accord avec eux !!! Surtout que pour certains artisans, c'est vraiment un casse-tête… Donc, plus de charges salariales et patronales. Qui va payer ? Le Grand Capital, pour lui c'est non seulement possible, mais c'est ce que représente pour vous de donner au téléthon, ou autres -oeuvres caritatives…

Que j'aimerais entendre ce discours dans la bouche d'un homme politique…Il aura ma voix immédiatement et mon soutien sans faille.

Que ceux qui on crié "cheminots au boulot" ne réfléchissent pas en humanistes, mais en individualistes, et qu'ils cessent d'employer l'expression "pris en otage", ou remettent en question la pénibilité du travail, ils ne savent pas ce que c'est!!!

Faut-il que je le répète? Je ne suis pas cheminot, mais infirmier et je sais ce que c'est que de travailler les Week-end, les jour fériés, les nuit...de réveillon, la souffrance des gens, la responsabilité des mes actes qui peut avoir des conséquences graves etc...Faut-il que je répète que pour bénéficier d'une retraite à 55 ans (dans le privé), je cotise plus et que cela m'a été retiré dès la première loi Fillon, laissant ma cotisation au même niveau... Où est mon privilège, où est mon égalité, sans attaquer mes autres collègues salariés, une semaine de congés se traduisait par 5 jours ce "CP" décomptés et 7 jours de repos effectif, -->9 jours pour ceux qui ne travaillent pas le week-end (5"CP" + 2 week-end), à la fin d'une carrière, cela fait beaucoup d'inégalité!!!
Alors si on commence à se taper les uns sur les autres, cela fera le bonheur de quelques uns qui pourront continuer à prendre des vacances sur de somptueux bateaux, qui coûtent plus que ce que nous pouvons gagner dans une vie de salarié. Et si la différence est si grande entre le plus humble des salariés et le plus riche des boursicoteurs, l'argent vient de quelque part...Il y en a qui le fabrique avec de la sueur, ,d'autre qui le fabirque avec de l'argent, produit par la sueur des autres.

L'union à quel prix?

La gauche est arrivée au pouvoir en 1981 avec un programme de gouvernement basé sur l'union (à gauche). Aujourd'hui notre parti va aux élections avec son programme et l'ouverture à gauche semble impossible et bien loin, si loin que certains se croient obligés de lorgner vers le centre. Il est vrai que la position de Mr Bayrou à l'époque (les présidentielles 2007) était plutôt aisée... Avec 18% des suffrages le prof de lettres-paysan pouvait faire la fine bouche et s’il s'était présenté comme étant l'ouverture possible, l'alternance à une alliance impossible avec l'extrême gauche, peut-être aurait-il eu ses chances et son Modem serait passé au haut débit!!! Maintenant avec ses 2 ou 3 députés, ses contradictions flagrantes il est marginalisé. D'autant que ses votes ne sont pas en concordances avec ses déclarations. Dire aux médias qu'il est contre la retraite à 70 ans et voter le budget de la Sécu à l'assemblée me paraît une fois de plus une contradiction. Non cet allié là n'est pas à gauche, définitivement! Quant à notre facteur national, lui qui parle si vrai, si bien, qu'attend-il pour venir discuter de programme de gouvernement? Plutôt que d'espérer une révolution dont les Français ne veulent surtout pas. Même chose pour le faucheur d'OGM: on ne peut pas bâtir une politique de gouvernement en ne défendant qu'une minorité et elle seule, son erreur a été de confondre politique et syndicalisme.

L'enjeu du congrès de Reims est bien de rassembler... Mais qui? La gauche est-elle incapable de s'unir? Tout se passe comme si l'ennemi était à gauche, ne nous trompons pas de cible. Nous représentons l'alternance au libéralisme et à ses dégâts qui se font de plus en plus perceptibles.
Non le congrès de Reims n'est pas un triste spectacle comme certains esprits chagrins voudraient nous le faire croire. Il est un espoir pour ceux qui veulent balayer les différences. C'est la cohérence des gens de gauche qui ont des points de vues pas toujours identiques, certes, mais leur but est unique: le peuple! Nous ne voulons plus des dictateurs-actionnaires qui se moquent du travailleur avec leurs dividendes indécents, quel que soit le niveau de la bourse et ceux qui nous critiquent seraient bien inspirés d'y regarder en deux fois. L'affrontement interne que nous connaissons actuellement est basé sur des idées, UNE CERTAINE IDÉE de notre monde, de notre vie et je suis persuadé qu'il en ressortira un parti de progrès comme nous l'avons toujours été.
Patrick Dusautoir